Archives - Projet 2008
Programme des différents concerts avril 2008
Salve Regina, Francis Poulenc
Messe en Sol majeur, Francis Poulenc
Ave Verum Corpus, Francis Poulenc
Messe à double choeur a cappella, Frank Martin
Was sie davon gesagt haben
Hartmut Spiesecke & Markus Spieker für ideaSpektrum 43/2005
http://www.ccmtexte.de/rezis/cds/m/frankmartin-mpdcac.htm
Messe à double choeur
(1922 / 1926)
Messe à double choeur
"C'est en 1922 que cette Messe a été composée (à part l'Agnus Dei qui date de 1926) et ce fut là un travail absolument libre, gratuit, désinteressé. En effet, je ne connaissais, à cette époque de ma vie, aucun chef de choeur qui eût pu s'y intéresser... Je la voyais alors comme une affaire entre Dieu et moi... Tant et si bien que cette composition est restée 40 ans dans un tiroir, tout en figurant pour la forme dans la liste de mes oeuvres. C'est là qu'en 1962 M. Franz Brunnert, chef de la Bugenhagen-Kantorei à Hambourg l'a vu mentionnée et m'a demandé de la lui envoyer à l'examen. Il en fit la première exécution avec son choeur en automne 1963, donc 41 ans après sa composition [...]. Depuis l'époque, mon langage musical a considérablement évolué; il y a dans cette oeuvre bien des choses que je ne pourrais plus écrire; il y a des maladresses que je ne ferais plus (j'en ferai d'autres, qui n'en fait pas?)."
Frank Martin (tiré de "A propos", Ed. de la Baconnière)
Malgré les réserves émises par le compositeur dans une notice qui date de 1970, la Messe pour double choeur s'est révélée comme l'une des oeuvres sacrées majeures du 20 siècle.
Biographie
Frank Martin, né à Genève en 1890, fut le dixième et dernier enfant du pasteur Charles Martin. Avant même d'aller à l'école, il jouait du piano et improvisait.
A neuf ans il composait des chansons parfaitement construites, sans avoir rien appris des formes musicales ni de l'harmonie. A douze ans il eut l'occasion d'entendre une exécution de la Passion selon Saint Matthieu; l'émotion ressentie par l'enfant fut décisive et laissa ses traces durant toute la vie du compositeur, pour qui Bach resta le véritable maître.
Après le gymnase classique, il étudia pendant deux ans les mathématiques et la physique à l'Université de Genève (pour faire plaisir à ses parents) et travailla en même temps la composition et le piano avec Joseph Lauber, qui lui apprit fort bien le "métier", particulièrement l'instrumentation. Entre 1918 et 1926 il fait des séjours à Zurich, Rome et Paris. Les compositions de cette période témoignent de sa recherche d'un langage musical propre.
En 1926, Frank Martin fonde la Société de Musique de chambre de Genève, qu'il dirige comme pianiste et claveciniste pendant dix ans. Il enseigne la théorie du rythme et l'improvisation à l'Institut Jaques-Dalcrose et la musique de chambre au Conservatoire de Genève. Il est directeur artistique du Technicum Moderne de Musique de 1933 à 1940 et président de l'Association des Musiciens Suisses de 1942 à 1946.
Vers 1932 il se familiarise avec la théorie dodécaphonique de Schönberg, dont il retient certains éléments, sans jamais renier pour autant le sens tonal de la musique, c'est-à-dire les rapports hiérarchiques entre les divers degrés de la gamme diatonique. La première oeuvre importante qui témoigne de la maîtrise complète de son nouveau langage est le Vin Herbé (1941) qui, avec la Petite Symphonie Concertante (1945) consacre la renommée internationale du compositeur.
Afin de trouver, pour son travail de composition, plus de calme et de concentration qu'en Suisse, où il est engagé dans trop d'autres activités, il s'installe en Hollande en 1946. Il vit dix ans à Amsterdam, puis se fixe définitivement à Naarden. De 1950 à 1957 il enseigne la composition à la Staatliche Hochschule für Musik à Cologne.
Après cela, il cesse tout enseignement, préférant n'interrompre sa composition que pour faire des tournées de musique de chambre ou pour répondre aux invitations de nombreux centres musicaux à y diriger ses oeuvres, entre autres aux Etats-Unis.
Quantité d'honneurs et prix lui furent décernés, venant de tous côtés de l'Europe et de l'Amérique.
Un grand nombre d'oeuvres importantes sortirent de ses mains, parmi lesquelles les oratorios occupent une large place. En mai 1973 il dirigea la création de son Requiem à la Cathédrale de Lausanne, événement qui laissa une profonde impression auprès d'un immense auditoire.
Sa production ne fléchit pas et garde la même vitalité jusqu'à la fin. Il travaille à sa dernière cantate, Et la Vie l'Emporta, jusqu'à dix jours avant sa mort, survenue le 21 novembre 1974.
Pris sur: www.frankmartin.org
Francis Poulenc
(1899-1963)
Messe en Sol majeur
(1937) pour choeur SATB seul
" Dès l'enfance, j'ai associé sans discernement, dans un commun amour, le bal musette et les Suites de Couperin."
Vie et oeuvre
La rencontre du chanteur Pierre Bernac en 1926 s'avérera importante au double titre affectif et artistique: c'est pour lui que Poulenc composera la plupart de ses mélodes qu'il accompagnera par ailleurs au piano, étant lui-m'eme un virtuose de l'instrument. Poulenc avait un goût poétique très sûr. D'abord frappé par Appolinaire (Le Bestiaire, les Banalités, Rosemonde, Calligrammes, Les Mamelles de Tirésias), il mettra en musique des poèmes de Max Jacob, Jean Cocteau, Louis de Vilmorin, Charles d'Orléans, Aragon, Malherbe, Colette, Garcia Lorca ou Ronsard. Un autre poète sera une de ses sources d'inspiration majeures à partir de 1935: Paul Eluard (Figure humaine, Miroires brûlants, Cinq Poèmes, La Fraîcheur et le feu, Tel Jour telle nuit).
De 1937 à sa mort en 1963, il composera surtout des oeuvres chorales religieuses (Messe en Sol majeur a capella, Stabat Mater, Gloria, Réponse des Ténèbres) et des oeuvres de théâtre lyrique (Les Mamelles de Tirésias, Le Dialogue des Carmélites sur un texte de Georges Bernanos). On s'est beaucoup étonné du style de Poulenc qui pouvait passer du truculent ou du bouffon le plus gras (Chansons villageoises) au mystique le plus dramatique (Dialogue des Carmélites) ou épuré (Quatre Motets pour un temps de pénitence, Quatre Prières de Saint François d'Assise). Poulenc ne se cachait d'ailleurs pas d'une admiration pour les chansonniers parisiens tels que Maurice Chevalier et ses nombreuses mélodies qui reflètent cette inspiration populaire mêlée de gouaille, de cruauté et de tendresse. Mélodiste et harmoniste naturel à une époque marquée par l'expérimentation sonore, Poulenc a passé, et passe encore, pour un romantique attardé, un Chopin perdu au XXe siècle.
Pris sur: http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Francis_Poulenc
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11 Mai 2008 à 12:22 dans
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